Sicurezza

Biosécurité

La biosécurité a trait à la protection de l’homme et de l’environnement contre les risques involontaires liés à l’usage de la biologie synthétique, qu’il s’agisse de ses composants ou de sa technologie. Le potentiel de dommage doit être évalué de même que l’ampleur des conséquences d’un dommage éventuel et la probabilité de sa survenue. S’ensuivent les mesures de sécurité qui s’imposent. Celles-ci incluent des mesures personnelles, organisationnelles et techniques telles que, par exemple, le port de gants et de blouses de laboratoire par les chercheurs et l’exécution des travaux dans des laboratoires confinés et à des places de travail sécurisées. Les places de travail sécurisées sont des espaces de travail partiellement clos dont l’air est filtré. Les déchets et les effluents sont mis hors d’état de nuire avant d’être jetés à la poubelle ou éliminés dans les eaux usées respectivement.

La biologie synthétique utilise de l’ADN, de l’ARN, des microorganismes et des cultures cellulaires de différentes provenances. Les techniques de travail sont comparables à celles de la biologie moléculaire et des biotechnologies. Etant donné la possibilité de fabriquer des séquences d’ADN au moyen de synthétiseurs, la genèse de nouvelles combinaisons est simplifiée. Il est possible en effet de choisir des séquences dans une grande banque de données réunissant les séquences déchiffrées à partir des organismes les plus variés, puis d’en faire la synthèse. La connaissance exacte des séquences offre davantage de sécurité étant donné qu’aucun effet inattendu ne devrait survenir. Elle permet en outre d’éviter de devoir isoler les séquences d’intérêt à partir de bactéries ou de virus nocifs. Cependant, il existe la possibilité de combiner de manière ciblée diverses séquences qui, introduites dans une bactérie ou assemblées sous forme de virus, peuvent être dommageables. C’est ainsi par exemple que le virus de la grippe de 1918 a pu être reconstruit.

Il est alors important de définir des mesures de sécurité spécifiques adaptées aux risques inhérents à chaque activité et réglementées par la loi (voir régulation). La biologie « Do it yourself » pourrait constituer un défi pour la biosécurité au vu de la difficulté de contrôler le respect des normes de sécurité dans un cadre de hobby privé.

 

Place sécurisée avec hotte à flux laminaire pour le travail avec du matériel biologique. Image: wikimedia commons.
Place sécurisée avec hotte à flux laminaire pour le travail avec du matériel biologique. Image: wikimedia commons.

Biosûreté

La biosûreté désigne la protection contre un mauvais usage de la biologie synthétique, qu’il s’agisse de ses composants ou de sa technologie. Ici se pose la question de savoir quels sont les mauvais usages possibles, qui ou ce qui pourrait en subir les dommages et comment il est possible de protéger l’homme et l’environnement d’usages abusifs ou inappropriés.

La production de séquences d’ADN synthétiques par des entreprises spécialisées permet de commander relativement facilement des séquences spécifiques, puis de les assembler au laboratoire. Ainsi peut-on également reconstruire des virus pathogènes. Afin d’empêcher de telles procédures, tant l’Organisation mondiale de la santé (OMS) que l’Organisation de coopération et de développement (OCDE) ont élaboré des règles de comportement.1,2 Celles-ci impliquent que l’accès à des séquences d’ADN, des virus ou des microorganismes potentiellement dangereux soit interdite à des personnes non autorisées ou non formées. Les sept plus grandes firmes productrices de séquences d’ADN – qui livrent le 80% environ des séquences synthétiques produites dans le monde – se sont associées pour constituer l’International Gene Synthesis Consortium.3 Elles ont défini elles-même un code de conduite impliquant de ne fournir que des séquences ne pouvant pas conduire à un usage abusif, respectivement de ne fournir des séquences qu’à des personnes fiables.4


Informations additionnelles

  • Deutsches Bundesamt für Verbraucherschutz und Lebensmittelsicherheit (2012) Monitoring der Synthetischen Biologie in Deutschland. 1. Zwischenbericht der Zentralen Kommission für die Biologische Sicherheit vom 06. November 2012. Lien
  • International Risk Governance Council (2010) Guidelines for the Appropriate Risk Governance of Synthetic Biology (Policy brief). Lien
  • European Commission (2015) Opinion on Synthetic Biology II - Risk assessment methodologies and safety aspects Lien

Littérature

  1. World Health Organisation (WHO) (2006) Biorisk management: Laboratory biosecurity guidance. Lien
  2. Organisation for economic co-ooperation and development (OECD) (2004) Guidance for the operation of biological research centres (BRCs). Lien 
  3. International gene synthesis consortium (IGSC). Lien
  4. International gene synthesis consortium (IGSC) (2009) Harmonized screening protocol. Gene sequence & customer screening to promote biosecurity. Lien

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